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Afrique du Sud : La demande africaine en produits raffinés devrait exploser d'ici 2050

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LIBREVILLE, 1er décembre (Infosplusgabon) -  L'Afrique se trouve à un tournant dans la dynamique énergétique mondiale, à un moment charnière où le continent peut tirer parti de ses abondantes ressources en combustibles fossiles pour assurer un développement équitable. Pour garantir ce résultat, les parties prenantes doivent concentrer leurs investissements sur des domaines clés tels que les capacités de raffinage, les réseaux commerciaux et l'adoption de carburants plus propres si l'Afrique veut être prête pour les projections à l'horizon 2050 présentées dans le rapport prospectif 2026 de la Chambre africaine de l'énergie (AEC) intitulé « The State of African Energy » (L'état de l'énergie en Afrique).

 

Les besoins de l'Afrique en produits raffinés devraient augmenter fortement, sous l'effet des forces démographiques et économiques. Selon notre rapport, la demande africaine en produits raffinés devrait passer d'environ 4 millions de barils par jour (bbl/j) en 2024 à plus de 6 millions de bbl/j d'ici 2050.

Selon notre rapport, la demande africaine en produits raffinés devrait passer d'environ 4 millions de barils par jour (bbl/j) en 2024 à plus de 6 millions de bbl/j d'ici 2050

Alors que de nombreuses économies avancées s'efforcent de réduire leur dépendance au pétrole et au gaz, l'Afrique est la prochaine à bénéficier de ses propres ressources, et elle en a tout à fait le droit, tout comme les pays développés l'ont déjà fait. Cette situation met en évidence à la fois les opportunités en matière de sécurité énergétique et les défis à relever en matière de développement des infrastructures.

Une trajectoire unique

Alors que de nombreuses autres régions du monde devraient suivre la même voie que l'Europe et l'Amérique du Nord vers des alternatives vertes dans les années à venir, la demande africaine en pétrole ne montre aucun signe de ralentissement dans un avenir proche. Cependant, la trajectoire de l'Afrique est nettement différente : la consommation par habitant reste la plus faible au monde, en particulier dans les pays d'Afrique subsaharienne, ce qui laisse une marge de progression importante à mesure que la population et le PIB augmentent.

Selon les prévisions, la population du continent pourrait augmenter de plus de 930 millions de personnes, pour atteindre près de 2,4 milliards d'ici 2050. Cela représenterait 25 % de la population mondiale et 63 % de la croissance démographique mondiale d'ici là.

Les projections économiques sont tout aussi importantes, le PIB de l'Afrique en 2050 devant presque tripler par rapport à son niveau actuel pour atteindre environ 7 800 milliards de dollars, après avoir connu un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 3,8 à 3,9 % au cours des prochaines décennies. Les marchés plus petits et moins développés seront les moteurs de cette croissance, amplifiant la demande pour les activités à forte intensité énergétique.

Actuellement, bien qu'elle représente 18 % de la population mondiale, l'Afrique consomme moins de 5 % des produits pétroliers mondiaux et ne contribue qu'à hauteur de 3 % au PIB mondial.

Cette disparité indique un potentiel inexploité.

Comme le souligne le rapport Outlook 2026, la demande africaine en pétrole continuera de croître jusqu'en 2050 et au-delà, alimentée par la croissance démographique, l'industrialisation et l'urbanisation. En outre, alors que la demande en pétrole par habitant en Afrique subsaharienne est la plus faible au monde, il existe un besoin urgent d'augmenter l'approvisionnement en produits pétroliers et gaziers, positionnant la région comme un moteur de croissance à long terme.

Essence : la croissance mondiale sera africaine

L'Afrique est en passe de devenir le principal moteur de la croissance mondiale de la demande d'essence à long terme, compensant ainsi le déclin observé en Chine et dans les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Notre rapport prévoit que la consommation d'essence en Afrique dépassera 2,2 millions de barils par jour d'ici 2050, le Nigeria et les marchés émergents étant en tête.

Le Nigeria domine déjà la demande continentale d'essence, mais sa consommation par habitant reste relativement faible. Sur les marchés établis comme l'Algérie, le Maroc, l'Égypte et l'Afrique du Sud, la demande devrait stagner au début des années 2040 en raison de l'amélioration globale de l'économie de carburant, de l'essor des véhicules au gaz naturel comprimé (GNC) et au gaz de pétrole liquéfié (GPL) en Égypte et en Algérie, et de l'adoption des véhicules électriques (VE) en Afrique du Sud.

Notre rapport sur les perspectives pour 2026, qui met l'accent sur le secteur des transports, révèle que les besoins globaux en essence du continent continueront d'augmenter au cours des 25 prochaines années, car la prévalence des flottes de véhicules légers à essence ne devrait pas diminuer. Bien que les motorisations alternatives telles que les VE pénètrent le marché, leur progression sera lente en raison de l'insuffisance de l'approvisionnement en électricité et de la rareté des infrastructures de recharge. L'essence restera donc le pilier de la mobilité personnelle et commerciale, en particulier dans les régions moins développées où l'activité économique nécessite le transport routier.

 

FIN/INFOSPLUSGABON/KJH/GABON2025

 

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